L’illettrisme des cadres, un phénomène méconnu et tabou

L’illettrisme des cadres, un phénomène méconnu et tabou.

Visiblement nous n’avons pas tous la même définition de l’illettrisme et cet article du monde sème un peu la confusion…
Voici celle de l’ANLCI : être illettré c’est :
– Ne pas savoir se repérer dans le temps et dans l’espace et circuler seul
– Ne pas pouvoir faire ses courses
– Ne pas savoir prendre un médicament
– Ne pas savoir lire une notice
– Ne pas savoir utiliser un appareil
– Ne pas pouvoir suivre la scolarité de son enfant
– Ne pas pouvoir entrer dans la lecture d’un livre
– Ne pas pouvoir retirer de l’argent d’un distributeur automatique
– Ne pas pouvoir lire un schéma
– Ne pas savoir lire une consigne de travail ou de sécurité
– Ne pas savoir lire un planning d’horaires de travail
– Ne pas savoir calculer des quantités
– Ne pas pouvoir communiquer avec son entourage au travail (clients, collègues, etc)

Au regard de cette définition, il me semble compliqué pour un illettré d’avoir une carrière d’encadrant aujourd’hui  et je ne pense pas que cela soit fréquent.

Faire des fautes d’orthographe à chaque mot n’est pas de l’illettrisme, cela handicape mais cela n’empêche pas d’avoir une carrière d’encadrant.

En revanche, ce qui importe c’est la souffrance que cela génère chez celui qui le vit comme un handicap.
Pour l’entreprise qui expose des écrits avec des fautes, elle se retrouve confrontée plutôt à un problème d’image, de crédibilité voire de manque de respect vis à vis des clients, fournisseurs, prestataires… ( pub, mail, facture, courrier..).
Avec la disparition des secrétaires et l’apparition des mails, ce problème qui a toujours existé, s’est renforcé à cause des erreurs de pédagogie dans l’apprentissage de la lecture depuis les années 70 avec la méthode globale. Aujourd’hui, ce phénomène est extrêmement visible et inconfortable pour tous : ceux qui écrivent, ceux qui lisent ces écrits et les entreprises qui sont « responsables » de ces écrits.

Alors la question n’est pas tant de chercher le pourquoi du comment l’apprentissage s’est mal fait. Peu importe la raison, le résultat est là !

En revanche, trouver une solution au problème me semble plus pertinent.
Il existe des initiatives intelligentes et solidaires où certains collaborateurs proposent des comités de relectures pour ceux qui en éprouvent le besoin. C’est une aide sur le moment mais elle ne résout pas le problème et finalement coûte en temps de productivité. La formation que je propose est une piste qui traite et « répare » la difficulté mais la condition sine qua non est que ces « otages » de l’orthographe osent se « montrer ».
Tant qu’ils resteront dans l’ombre, le problème ne se résoudra pas complètement.
Ne pensez-vous pas que l’enjeu est de les aider à se réparer, à retrouver un peu de sérénité et ce même s’ils ont été des cancres à l’école primaire ?

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